La société du spectacle
(chapitre I. la séparation achevée) 15
En tant qu’indispensable parure des objets produits maintenant, en tant qu’exposé général de la rationalité du système, en tant que secteur économique avancé qui façonne directement une multitude croissante d’images-objets, le spectacle est la principale production de la société actuelle.
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L’homme séparé de son produit, de plus en plus puissamment produit lui-même tous ls détails de son monde, et ainsi se trouve de plus en plus séparé de son monde. D’autant plus sa vie est maintenant son produit, d’autant plus il est séparé de sa vie.
(chapitre II. la marchandise comme spectacle) 47
Cette constante de l’économie capitaliste qui est la baisse tendancielle de la valeur d’usage développe une nouvelle forme de privation à l’intérieur de la survie augmentée, laquelle n’est pas davantage affranchie de l’ancienne pénurie puisqu’elle exige la participation de la grande majorité des hommes comme travailleurs salariés, à la poursuite infinie de son effort; et que chacun sait qu’il lui faut s’y soumettre ou mourir. C’est la réalité de ce chantage, le fait que l’usage sous sa forme la plus pauvre (manger, habiter) n’existe plus qu’emprisonnédans la richesse illusoire de la survie augmentée, qui est à la base réelle de l’acceptation de l’illusion en général dans la consommation des marchandises modernes. Le consommateur réel devient consommateur d’illusions. La marchandise est cette illusion effectivementréelle, et le spectacle sa manifestation générale.
(chapitre III. unité et division dans l’apparence) 68
Sans doute, le pseudo-besoin imposé dans la consaommation moderne ne peut être opposé à aucun besoin ou désir authntique qui ne soit lui-même façonné par la société et son histoire. Mais la marchandise abondante est là comme la rupture absolue d’un développement organique des besoins sociaux. Son accumulation mécanique libère un artificiel illimité, devant lequel le désir vivant reste désarmé. La puissance cumulative d’un artificiel indépendant entraîne partout la falsification de la vie sociale.
(chapitre V. temps et histoire) 145
Avec le développement du capitalisme, le temps irréversible est unifié mondialement. L’histoire universelle devient une réalité, car le monde entier est rassemblé sous le développement de ce temps. Mais cette histoire qui partout à la fois est la même n’est encore que le refus intra-historique de l’histoire. C’est le temps de la production économique, découpé en fragments abstraits égaux, qui se manifeste sur toute la planète comme le même jour. Le temps irréversible unifié est celui du marché mondial, et corollairement du spectacle mondial.
La société du spectacle, Guy Debord 1967
In the bubble
“Cette approche responsable du design impose de:
- prendre en compte les matières premières et les flux énergetiques dans tous les systèmes que nous concevons;
- donner la priorité à l’être humain et ne plus le considérer comme un simple détail de l’ensemble;
- donner de la valeur aux personnes et ne pas les livrer aux systèmes;
- traiter le contenu comme quelque chose à élaborer et non comme quelque chose à vendre;
- traiter le lieu, le temps, les différences culturelles en tant que valeurs positives et non en tant qu’obstacles;
- mettre l’accent sur les services et non sur les choses et arrêter de surcharger la Terre d’artéfacts inutiles.”
In the bubble; de la complexité au design durable, John Tackara, 2005
Mapping Waste Economies
Lecture: Laboratory on Urban Research
‘Waste Economies: Mapping Formal and Informal Waste Infrastructures in Shanghai’
Anshun lu: my back door street
DECONSTRUCTION PHASE 1
DECONSTRUCTION PHASE 2
What I liked about the back door street was the amount of life you could see and feel when walking through it. Everything is gone now, it went fast, only the public toilet remains. There used to be many little shops : fruits and vegetables, eggs and dry fruits&nuts, ice maker, shoe repair, bicycle repair, small restaurants. I wonder where they all went. Now the street will look like any other street, empty, clean, lonely.
Andrea Branzi
“Dans cette nouvelle métropole froide produite par une société postindustrielle mature et un système d’une grande complexité interne, où tout tend à devenir équivalent, précisement en raison de la diversité, le design doit choisir entre gestion d’une nouvelle normalisation formelle du monde et la production de “nouvelles” qualités profondes. (…) La culture du projet a donc devant elle un défi : réaliser une interface enrichissante entre l’homme et le monde artificiel, qui ne soit pas uniquement fonctionnelle et technique, mais engendre aussi des émotions, des récits, des qualités profondes.”
Nouvelles de la metropole froide. Andrea Branzi 1991

































